AUTRANS 2011 / mobiquité et e-education


Pascale Luciani Boyer par RencontresAutrans

A Autrans, cette année encore, de nombreux sujets ont été traités, appropriation des techniques existantes et celles à venir, usages qui en sont fait et qui en initieront d’autres. Dans ces usages en devenir, la grande gagnante de cette cuvée 2011 est la mobiquïté selon Frédéric Soussin : la faculté d’être par la mobilité là et ailleurs en même temps.

Facilité par des outils de plus en plus performants la transformation de notre société se fait inéluctablement comme le souligne Jean-Pierre Archambault « Le monde est complexe, mais il l’a toujours été. Le savoir des autres n’est pas le sien propre. En être « informé » ne suffit pas. Il faut se l’approprier. En définitive, le numérique entraîne des mutations pour le système éducatif aussi, comme il le fait dans tous les secteurs de la société. Ces mutations ont un caractère de nécessité. Elles offrent des possibilités, immenses et  nouvelles, à l’institution pour son « métier », à savoir la pédagogie, et pour son fonctionnement, les deux au service de ses missions fondamentales, former l’homme, le travailleur et le citoyen, … « . L’enjeux est de taille:  former l’individu web 2.0 en adéquation avec son environnement technologique actuel et futur.

Apprendre autrement ?

  • Plus de pédagogie lorsqu’il s’agit de l’infiniment grand ou de l’infiniment petit avec le renfort de la 3D au secours de la représentation mentale pour Christophe Batier (Université de Lyon)
  • Plus d’attractivité lorsque les « jeux sérieux » viennent en complément d’apprentissages. « Le plaisir d’apprendre pour apprendre est décisif »  reprend Jean-Pierre Archambault
  • Plus d’accessibilité lorsque les savoirs deviennent mobiles en balado diffusion avec Eric Ferrari du Mitic Corse.
  • Enfin plus de vivant lorsque les langues s’enseignent en immersion dans le cadre d’échange à distance de classe d’un pays à l’autre présentée dans l’étude de Christine Vaufrey de Thot Cursus

L’utilisation des TIC dans le processus pédagogique permet en outre l’individualisation des parcours et offre un accompagnement performant et adapté à certains éléves en situation de handicap.

Enseigner autrement è

Si le Web 2.0 incite au travail coopératif des élèves (les prépare à leur vie professionnelle) , il oblige également les enseignants à se reposer la question de leur mission dans ce monde où l’élève est en contact avec une multitude de savoirs. En fait Internet ne renforce-t-il pas la mission traditionnelle de l’enseignant dans un contexte où l’élève est sollicité voir parasité par une pléthore d’informations qu’il faut transformer en connaissances maîtrisées ?

Les enseignants eux -même disposent de supports de contenus de plus en plus variés, numériques ou non, et la construction du parcours pédagogique qui répond aux mêmes régles qu’auparavant n’est pas  aujourd’hui et encore moins qu’hier « un long fleuve tranquille ». Comment, avec ces environnements riches, reconstruire les parcours nouveaux adaptés tout en poursuivanèt les objectifs ancestraux d’éducation.  La révolution là aussi est bien réelle .

  • Les réseaux dits sociaux, qui se nouent pour former des communauté et qui lient les communautés entre elles, se constituent sur la toile
  • Les créations de contenus pédagogiques par les enseignants de mathématiques entre eux tel que « Sesamath » sont un exemple d’intelligence collective présenté par « Sebastien Hache ».
  • Les réseaux élèves, d’enseignants s’interconnectent, comme en propose une utuilisation  Christophe Batier  pour les apprentissages des étudiants .
  • Les communautés d’enseignants entre pays différents s’échangent et collaborent à la création de contenus pédagogiques libres et gratuits au service du plus grand nombre ; c’est le cas d’APRELIA, détaillé par Georges Gay, enseignant , avec les e-jumelages francophones où les enseignants français apprennent en même temps que les enseignants africains et collaborent à une nouvelle approche de construction collaborative au lieu d’une transmission des « connaissances »

Le modèle des savoirs transmis par le haut est ici revisité à l’aune des reéseaux web 2.0 et redéfini une appropriation plus décentralisée de l’institution éducative

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